Date du Jour :15 juillet 2020

« Il est grand temps de renforcer la démocratie sanitaire dans chaque territoire »

Tribune. Bâtir les fondations d’un système de santé « plus à l’écoute de ses professionnels, des usagers et des territoires », c’est l’ambition officielle du Ségur de la Santé, lancé le 17 mai par le gouvernement. Pour y parvenir, une seule voie est possible : celle de la démocratie sanitaire. Ne nous trompons pas d’objectif !

Dans le contexte actuel, il est logique que le Ségur de la Santé attire les revendications des professionnels, qu’elles portent sur les salaires ou sur la qualité de vie au travail. Pourtant, si le Ségur se contentait d’arbitrer les compensations accordées aux uns et aux autres, si légitimes soient-elles, il manquerait sa cible. Revaloriser le métier des soignants est un moyen, pas une fin.

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La seule finalité qui vaille, c’est la santé publique ; c’est un système plus juste et plus équitable, économiquement soutenable, avec un accès à des soins de qualité dans des délais raisonnables, quels que soient la maladie, l’âge, le handicap ou le lieu de vie. On ne nous anesthésiera pas en proclamant une énième fois que le patient sera « au cœur » du nouveau système.

Une proposition en trois points

Depuis le temps qu’il est ainsi remis au centre, loi après loi, plan après plan, on se demande bien qui s’amuse à l’en faire sortir à chaque fois… Non, nous n’aspirons pas à être étouffés au milieu d’acteurs qui décideraient ce qui est bon pour nous, nous exigeons d’être des acteurs à part entière !

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C’est pour cela que nous, représentants des associations d’usagers de la santé, défenseurs et acteurs de la démocratie en santé, avons accepté de participer au Ségur de la Santé, que nous comptons bien y faire entendre notre voix et y porter nos convictions. Nous aurons notamment à cœur de défendre les trois points suivants.

Premièrement, la prévention. Là encore, combien de fois avons-nous entendu qu’il fallait sortir de la logique du « tout soin » et rééquilibrer les moyens en faveur de la prévention ? Arrêtons de le dire, faisons-le ! Primordiale pour chacun d’entre nous, la santé est aussi le capital social et économique de notre pays. L’argent consacré à la prévention et à la promotion de la santé n’est pas une dépense mais un investissement.

S’engager résolument sur cette voie, c’est certes agir pour des citoyens en meilleure santé, physique et mentale. C’est aussi agir pour les professionnels, en revalorisant une facette aussi peu considérée qu’essentielle de leur travail. C’est enfin œuvrer en faveur des territoires, en s’adaptant à leurs spécificités.

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