Date du Jour :3 juillet 2020

les 6 milliards d’Olivier Véran ne convainquent pas tous les partenaires sociaux


Un mois après le lancement du « Ségur de la santé », les négociations sur les revalorisations salariales des personnels hospitaliers entrent dans leur dernière ligne droite.

Le ministre de la santé Olivier Véran devrait annoncer lundi 29 juin le montant de l’enveloppe destinée à revaloriser les salaires des praticiens hospitaliers. Mercredi 1er juillet, au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation des personnels hospitaliers, il devrait préciser comment il entend répartir les 6 milliards d’euros promis le 24 juin à destination des personnels non médicaux (infirmiers, aides-soignants, personnels administratifs et techniques…) des hôpitaux et Ehpad publics, mais aussi, pour partie, du secteur privé.

La somme, qui ne comprend pas les nouveaux investissements également promis par le chef de l’Etat, est conséquente. Sans commune mesure avec ce qui avait pu être mis sur la table lors des précédents plans en faveur du secteur, elle devrait se repartir entre une hausse de salaire nette, une évolution des grilles et une refonte des primes.

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« Cette somme correspond à ce qu’on attendait pour l’hôpital public, explique-t-on à la Fédération hospitalière de France, la structure qui représente les établissements publics. L’enjeu désormais, c’est la répartition la plus intelligente possible de manière à répondre à l’enjeu de juste reconnaissance des personnels et à l’enjeu d’attractivité. »

Si Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a estimé jeudi que cette somme était « un bon point de départ, un bon point d’appui », les autres organisations syndicales ont estimé que le compte n’y était pas. « Six milliards, ce n’est pas sérieux, il faut aller très nettement au-delà », fait valoir Patrick Bourdillon, secrétaire fédéral de la CGT-Santé. L’organisation, la première du secteur, a proposé un plan global à 57 milliards d’euros, dont près de 32 milliards pour les rémunérations, toutes catégories et tous types d’établissements confondus. « Si mercredi le gouvernement ne met pas d’emblée 15 milliards sur la table, ça n’a pas de sens », estime M. Bourdillon.

« Poudre aux yeux »

« Ça va être extrêmement compliqué », abonde Didier Birig, le négociateur pour FO, en regrettant que l’enveloppe promise mercredi par le ministre prévoit d’inclure – sans plus de détails à ce stade – des revalorisations pour les personnels du privé lucratif et non lucratif, soit près de 500 000 salariés de plus. « Rien que pour accorder à tout le monde les 300 euros de revalorisation immédiate que nous demandons, il faudrait 9 milliards d’euros », calcule-t-il.

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